Plateau des bolovens
Le Plateau des Bolovens : Cascades et Café au Sud du Laos
Le Plateau des Bolovens, c’est la région incontournable du sud du Laos pour les amateurs de nature et d’aventure.
Situé dans la province de Champasak, accessible depuis Paksé, ce plateau volcanique s’élève entre 1000 et 1350 mètres d’altitude.
Climat frais. Cascades spectaculaires. Plantations de café renommées.
Une destination unique en Asie du Sud-Est.
Un Climat Idéal
L’altitude confère au plateau des Bolovens un climat frais et agréable toute l’année.
Températures moyennes autour de 20-25°C. Parfait pour échapper à la chaleur étouffante des plaines laotiennes.
Deux saisons distinctes. Saison des pluies de mai à octobre. Saison sèche de novembre à avril.
Chaque période offre des paysages différents.
Les Cascades Majestueuses
Le plateau des Bolovens est célèbre pour ses cascades spectaculaires.
Tad Fane est la plus impressionnante. Deux chutes jumelles plongeant de 120 mètres dans une gorge profonde. Vue panoramique depuis le belvédère aménagé.
Tad Yuang offre des piscines naturelles parfaites pour la baignade. Eau fraîche. Cadre enchanteur. Idéal pour se détendre après une journée de route.
Tad Lo est en réalité une série de trois cascades. Environnement paisible. Forêts luxuriantes. Excellente base pour explorer la région.
Tad Champi et Tad Phasuam sont moins connues. Donc moins fréquentées. Authenticité garantie.
Attention à la saison. En saison sèche, certaines cascades peuvent être réduites à un simple filet d’eau. Parfois complètement sèches.
Privilégiez la fin de la saison des pluies (septembre-octobre) pour un débit optimal.
Le Café du Plateau
Le plateau des Bolovens produit le meilleur café du Laos.
Les plantations ont été introduites par les colons français au début du 20ème siècle.
Aujourd’hui, arabica et robusta de qualité exceptionnelle. Reconnus dans toute l’Asie du Sud-Est.
Sol volcanique fertile. Altitude parfaite. Climat idéal. Tous les ingrédients réunis.
Les plantations se visitent. Processus de culture détaillé. De la graine à la tasse. Dégustation sur place.
Mystic Mountain Coffee et Sinouk Coffee sont parmi les plus réputées.
Achetez directement aux producteurs. Prix équitables. Qualité exceptionnelle.
Circuit en Scooter
Le meilleur moyen d’explorer le plateau ? Le scooter.
Deux circuits principaux. La petite boucle fait environ 150 kilomètres. Faisable en une journée.
La grande boucle dépasse les 200 kilomètres. Prévoyez deux jours minimum.
Attention. Certaines portions isolées ont connu des incidents. Renseignez-vous auprès des loueurs à Paksé avant de partir.
Routes généralement en bon état. Paysages magnifiques. Sensation de liberté totale.
Nuit possible dans plusieurs villages. Tad Lo est la base la plus populaire. Guesthouses accueillantes. Ambiance décontractée.
Les Communautés Ethniques
Le plateau des Bolovens abrite plusieurs groupes ethniques minoritaires.
Alak, Katu, Laven, Suay. Chacun avec ses traditions propres.
Villages traditionnels accessibles depuis la route principale. Maisons sur pilotis. Artisanat local. Mode de vie ancestral préservé.
Respect essentiel. Demandez toujours avant de photographier. Certains villages n’apprécient pas les touristes trop invasifs.
L’interaction avec les habitants est une expérience enrichissante. Accueil chaleureux. Sourires sincères.
Paysages Variés
Au-delà des cascades et du café, le plateau offre une diversité remarquable.
Rizières en terrasses. Forêts denses. Plantations d’hévéas. Villages isolés.
Routes sinueuses à travers la jungle. Points de vue panoramiques. Lumière douce filtrée par les arbres.
Un terrain de jeu parfait pour les photographes.
Conseils Pratiques
Depuis Paksé, comptez 45 minutes pour atteindre le début du plateau.
Location de scooter facile. Environ 100 000 à 150 000 kips par jour (10-15 euros).
Essence disponible dans les villages. Mais faites le plein régulièrement.
Prévoyez vêtements chauds pour la nuit. Les températures chutent significativement.
Apportez espèces. Distributeurs rares sur le plateau.
Verdict Final
Le plateau des Bolovens mérite amplement le détour.
Combinaison unique de nature, culture et aventure.
Une région authentique. Loin du tourisme de masse.
Un incontournable du sud du Laos.
Bien choisir son moment pour le faire
Des rivières à Sec
Il m’a fallu deux jours pour me décider à faire le plateau des Bolovens. Jusque-là, je n’avais pas encore fait un tel trajet en scooter. Certes, ce n’était pas ma première location depuis le début de mon voyage, mais là, il s’agissait de partir pour une nuit. Rien de bien méchant, mais, allez savoir, j’avais le trac.
Fort heureusement, le loueur de « Motobike » est un Français installé dans la région depuis pas mal d’années, et il organise, la veille de mon départ, une réunion pour celles et ceux qui veulent en savoir plus sur ce qui les attend.
Il existe, en gros, deux circuits : une grande boucle et une petite boucle. Mais, malheureusement, il y a eu de nombreux incidents sur la grande, où des touristes ont été attaqués et dépouillés. Il nous déconseille fortement de la faire.
C’est donc entre l’appréhension et l’excitation que j’enfourche mon scooter. Dans un premier temps, je reprends la direction de Champasak, où j’étais il y a deux jours. Sur mon trajet vers Paksé, j’avais aperçu des rizières, et je tenais absolument à les prendre en photo.
Je pars donc en sens inverse de ma destination du jour pour me retrouver à la sortie de la ville, après le pont, aux abords des rizières. Mes premières en Asie.
Dans un premier temps, je reste timidement en bord de route pour les photographier, ne souhaitant pas déranger ceux qui y travaillent. Mais ils ne semblent pas se soucier de ma présence, et je suis trop loin pour avoir des photos satisfaisantes.
Je salue un homme qui revient d’une des rizières, mais il m’ignore complètement. Tant pis, je n’en mourrai pas. Je photographie sans tarder les champs de riz pour éviter de perdre trop de temps, surtout qu’il est déjà presque 10 heures du matin et que j’ai de la route à faire.
Me voilà enfin en direction du plateau, j’ai tellement peur de louper la bonne sortie que… je prends la mauvaise. Je tourne une rue trop tôt et me retrouve au beau milieu d’habitations, ce qui n’est pas du tout indiqué sur la carte. Je repars dans l’autre sens et finis par retrouver mon chemin.
Je suis alors sur la grande route principale en plein travaux. Elle est poussiéreuse, et je suis constamment frôlé sur ma gauche par des camions, avec une crevasse sur ma droite. Je fais un gros effort de concentration pour ne pas laisser la panique m’envahir et finir dans le fossé. Je me recentre pour plus d’assurance et de maîtrise.
Mais bientôt, c’est la fin du calvaire. Ma route se poursuit sur la gauche, et je quitte tout ce bordel sans encombre.
Le but ultime de cette escapade est avant tout de découvrir des cascades et des rivières dans la région. Mon premier arrêt se présente au bout de dix minutes après la bifurcation. Il est déjà midi moins le quart et il n’y a aucun nuage, donc aucune chance d’avoir une ombre douce sur mes photos.
Je paie mon entrée et me retrouve quelques centaines de mètres plus loin, à un parking. Il y a un peu de monde, des locaux notamment, et je découvre enfin une belle cascade. Mais malheureusement, il n’y a qu’un seul point de vue et aucun moyen de s’en approcher. Je suis un peu déçu, et les conditions de prises de vue n’étant pas terribles, je choisis de reprendre la route.
Quelques kilomètres plus loin, je fais une seconde halte pour découvrir ma deuxième cascade. Je paie pour garer mon véhicule et me dirige vers la chute. Les locaux sont tout sourire, ce qui est agréable. Je tombe sur un petit jardin entretenu par des femmes, surprises de me voir débarquer. Elles m’autorisent à les prendre en photo pendant qu’elles travaillent. Je les remercie et file retrouver la rivière.
Je ne tarde pas à découvrir l’endroit… complètement sec. Pas une goutte d’eau, juste de la roche. Je me demande si, au final, ce n’était pas la raison de leur sourire. C’est une nouvelle déception. Pas de bol jusque-là. Je reprends donc la route.
Je suis bien loin du trafic de la route principale. Je croise quelques scooters, mais sans plus. J’ai encore parfois le sentiment d’être seul au monde. Je kiffe.
Cela fait un moment déjà que je roule, et le soleil est déjà à son déclin. J’arrive enfin à destination et… oh ! surprise, j’entends un débit d’eau. Yes, enfin… je ne repartirai pas bredouille. Je me trouve juste en face d’une cascade. Je m’empresse d’installer mon trépied pour shooter. Je ne comptais pas faire demi-tour malgré mes échecs, mais je suis ravi de la trouver.
Je pars finalement me trouver une auberge pour passer la nuit. Mais avant, je retourne explorer les environs pour dénicher un autre point de vue. Je découvre avec stupéfaction un éléphant enchaîné en train de s’alimenter. Je voulais le prendre en photo, mais mon trépied ici ne me servira à rien, vu qu’il n’arrête pas de bouger. Compliqué de lui faire prendre la pose. De plus, le voir enchaîné me rend triste et mal à l’aise.
Je retourne à l’auberge pour retrouver tout le monde pour le souper. Bon nombre de ceux qui étaient à la réunion sont aussi à l’auberge. Les hôtes sont super gentils et accueillants.
En revanche, je n’avais pas prévu le coup, mais les nuits sont très fraîches sur le plateau. Et ma nuit n’est vraiment pas de tout repos. Je finis par m’endormir, mais je me réveille fatigué. La route du retour va bien me réveiller. Puis je n’ai pas le choix, car je dois retrouver ma fameuse route avec ses camions et son fossé.
Mais encore une fois, j’arrive à mon auberge à Paksé sans encombre.
Ce parcours était réellement plaisant, à l’exception des camions qui me frôlent. Mais depuis, j’en ai fait de bien plus impressionnants et mémorables. Ça reste tout de même à faire, mais en choisissant bien sa période.
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